NOTE DE LECTURE – «Les Marcheurs de Bougreville» de MAHMOUD SOUMARE (Par Zacharie Acafou)

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 RÉSUMÉ :

Terre des sans-patrieJe sus surtout, ce jour-là, que j’allais repartir avec de nombreuses revues et qu’ensuite je me rendrais avec allégresse chez Maximilien, l’homme apparemment muet. Était-il un bègue qui préférait se taire ? Cette question, je continuais de me la poser avant d’avoir lu que Méditer, c’est combattre ce qui nous rend inhumains. Maximilien méditait à tout moment. Sa tête aux contours singuliers et toujours bien pointée vers le ciel et son profond silence lui conféraient une allure d’extra-terrestre en permanente Communion avec le monde quantique. Des femmes seraient horrifiées de m’entendre dire que cet homme me plaisait, que son sourire indescriptible me fascinait. Je me fis la promesse de revenir le revoir une autre fois, d’autres fois, en temps normal, non parce que je voyais en lui un homme à épouser et avec qui je pourrais faire un long et paisible chemin mais parce que je ne cessais de me dire qu’en temps de répit dans le combat quotidien que je menais pour la Survie de mes cinq enfants et de tous les enfants du Ravin, ce sachant pourrait m’apprendre à devenir plus forte, à demeurer debout, rationnelle et généreuse dans mon monde physique désarticulé où, en mon sens, tout devait s’articuler pour qu’il n’y ait ni apatride ni pauvre détenteur de patrie.



 ZACHARIE ACAFOU  :

Zacharie Acafou est un enseignant, journaliste et critique littéraire ivoirien, dont la plume et la parole font vibrer les textes qu’il explore. Observateur attentif de la scène littéraire africaine francophone, il s’attache à révéler les dynamiques narratives, les enjeux mémoriels et les voix émergentes qui traversent les littératures du Sud. Dans l’émission Les Lectures de Gangoueus, il intervient avec rigueur et finesse, apportant un regard éclairé sur les œuvres discutées. Ses chroniques sont marquées par une grande exigence intellectuelle, mais aussi par une sensibilité à la langue, aux silences et aux non-dits des récits. Il aime interroger les textes dans leur rapport au réel, à l’histoire, et à la condition humaine. Dans une interview audio avec Gangoueus, il revient sur son parcours de lecteur adolescent, son entrée dans le journalisme culturel, et son engagement critique envers les littératures africaines. Il anime également certaines rencontres littéraires sur Sud Plateau TV, comme la discussion entre Christian Eboule et Solo Niaré, lors de La Journée RIVE NOIRE LITTERATURE où il fait dialoguer les mémoires coloniales et les imaginaires contemporains avec subtilité. Un chroniqueur exigeant, une voix posée, et un regard qui sait lire entre les lignes.

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