NOTE DE LECTURE – « La sonate à Bridgetower » de EMMANUEL DONGALA (Par Mohamed Mbougar Sarr)

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RÉSUMÉ  :

EMMANUEL DONGALAN’en déplaise à l’ingrate postérité, la célèbre Sonate à Kreutzer n’a pas été composée pour le violoniste Rodolphe Kreutzer, qui d’ailleurs ne l’a jamais interprétée, mais pour un jeune musicien tombé dans l’oubli. Comment celui-ci est devenu l’ami auquel Beethoven a dédié l’un de ses morceaux les plus virtuoses, voilà l’histoire qui est ici racontée. Au début de l’année 1789 débarquent à Paris le violoniste prodige George Bridgetower, neuf ans, et son père, un Noir de la Barbade qui se fait passer pour un prince d’Abyssinie. Arrivant d’Autriche, où George a suivi l’enseignement de Haydn, ils sont venus chercher l’or et la gloire que devrait leur assurer le talent du garçon… De Paris à Londres, puis Vienne, ce récit d’apprentissage aussi vivant qu’érudit confronte aux bouleversements politiques et sociaux – notamment la mise en cause de l’esclavage aux colonies et l’évolution de la condition des Noirs en Europe – les transformations majeures que vit le monde des idées, de la musique et des sciences, pour éclairer les paradoxes et les accomplissements du Siècle des lumières.



 MOHAMED MBOUGAR SARR :

Mohamed Mbougar Sarr est l’une des voix majeures de la littérature africaine contemporaine. Né au Sénégal, il s’impose très tôt comme un écrivain d’une maturité exceptionnelle, capable de mêler profondeur intellectuelle, souffle romanesque et une sensibilité rare aux complexités du monde. Son œuvre, déjà largement célébrée, explore les zones d’ombre, les héritages, les silences et les éclats de l’expérience humaine.

Avec La plus secrète mémoire des hommes, couronné par le Prix Goncourt, il a confirmé ce que beaucoup pressentaient : une capacité unique à faire dialoguer les continents, les époques et les imaginaires. Son écriture, exigeante et vibrante, invite autant à la réflexion qu’à l’émotion.

Et pourtant, malgré cette renommée internationale, Mbougar Sarr demeure un homme d’une grande simplicité, fidèle à l’idée que la littérature est d’abord un espace de partage. C’est dans cet esprit qu’il a accepté, avec une générosité qui l’honore, de livrer une chronique pour Les Lectures de Gangoueus. Un geste qui dit tout de son rapport aux lecteurs : ouvert, humble, profondément humain.

Dans l’univers de Sud Plateau TV, son nom résonne comme celui d’un auteur qui inspire, qui questionne, qui élève. Sa présence — qu’elle soit physique ou portée par ses livres — apporte une densité particulière, une intensité qui marque les esprits.

Mohamed Mbougar Sarr, c’est la preuve vivante que la littérature peut encore surprendre, bouleverser et transformer notre manière de regarder le monde.


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