NOTE DE LECTURE – « Chêne de bambou » de LISS KIHINDOU (Par Zacharie Acafou)

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 RÉSUMÉ :

LISS KIHINDOUMiya arrive en France de manière quelque peu miraculeuse : c’est sa correspondante qui la fait venir, pour lui donner la chance de poursuivre ses études. Arrivée sur place, Miya se rend compte que les choses ne sont pas aussi simples qu’elle le croyait. Sa situation financière est très critique. Elle finit par contracter un mariage blanc, mais là également, les choses se compliquent par la naissance d’un enfant. C’est difficile pour elle de confier ses déboires à ses parents, qui croient ou espèrent que tout va pour le mieux pour elle. Par bonheur, elle renoue contact, par mail, avec une ancienne camarade du pays. C’est l’occasion pour Miya, à travers cette correspondance, de décrire la vie en France, de parler de ses expériences, des sentiments qu’elle éprouve ou n’éprouve pas pour l’homme avec lequel elle est officiellement mariée. De fil en aiguille, les deux amies abordent ainsi diverses questions : la mode, les SDF, le racisme, le mariage, l’homosexualité, la lecture, l’écriture, la difficulté d’édition… Mais cet échange est surtout l’occasion de s’interroger sur le métier d’écrivain.



 ZACHARIE ACAFOU  :

Zacharie Acafou est un enseignant, journaliste et critique littéraire ivoirien, dont la plume et la parole font vibrer les textes qu’il explore. Observateur attentif de la scène littéraire africaine francophone, il s’attache à révéler les dynamiques narratives, les enjeux mémoriels et les voix émergentes qui traversent les littératures du Sud. Dans l’émission Les Lectures de Gangoueus, il intervient avec rigueur et finesse, apportant un regard éclairé sur les œuvres discutées. Ses chroniques sont marquées par une grande exigence intellectuelle, mais aussi par une sensibilité à la langue, aux silences et aux non-dits des récits. Il aime interroger les textes dans leur rapport au réel, à l’histoire, et à la condition humaine. Dans une interview audio avec Gangoueus, il revient sur son parcours de lecteur adolescent, son entrée dans le journalisme culturel, et son engagement critique envers les littératures africaines. Il anime également certaines rencontres littéraires sur Sud Plateau TV, comme la discussion entre Christian Eboule et Solo Niaré, lors de La Journée RIVE NOIRE LITTERATURE où il fait dialoguer les mémoires coloniales et les imaginaires contemporains avec subtilité. Un chroniqueur exigeant, une voix posée, et un regard qui sait lire entre les lignes.

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