
Cédric Moussavou appartient à cette famille rare de lecteurs pour qui la littérature n’est pas un simple territoire d’évasion, mais une manière d’habiter le monde. Chez lui, le livre n’est jamais un objet : c’est une présence, une conversation, parfois un combat. Lecteur insatiable — ainsi que le présente l’émission Les Lectures de Gangoueus où il intervient régulièrement — il avance dans les textes comme on avance dans une forêt dense, avec la patience de celui qui sait que chaque page peut ouvrir un sentier inattendu.
Son regard, précis et généreux, s’attarde volontiers sur les littératures africaines et diasporiques, dont il explore les voix, les fractures, les élans. Il lit pour comprendre, mais aussi pour relier : relier les œuvres entre elles, relier les auteurs à leurs héritages, relier les lecteurs à des imaginaires parfois tenus à distance.
Dans ses chroniques, Cédric Moussavou ne cherche pas l’effet, encore moins la posture. Il cherche la justesse. Il parle des livres comme on parle d’un ami rencontré au détour d’un voyage : avec respect, avec curiosité, avec cette manière singulière de faire sentir que la littérature, lorsqu’elle est prise au sérieux, peut encore déplacer quelque chose en nous.
Ainsi s’est-il imposé, discrètement mais sûrement, comme l’une des voix sensibles de la médiation littéraire francophone contemporaine — une voix qui lit pour éclairer, et éclaire parce qu’elle lit.
Les Chroniques de CEDRIC MOUSSAVOU
- « D’en bas on voit mieux le ciel » de OMAR BENLAALA (Par Cédric Moussavou)
- « Plongeon et autres sauts » de SELMA GUETTAF (Par Cédric Moussavou)
- « Les saprophytes » de NOEL KOUAGOU (Par Cédric Moussavou)
- « L’énigme du zèbre » de MPATA NSE (Par Cédric Moussavou)
- « Le Moabi Cinéma » de BLICK BASSY (Par Cédric Moussavou)
- « La Maison des épices » de NAFISSATOU DIA DIOUF (Par Cédric Moussavou)
- « Errance chenille de mon cœur » de DATE ATAVITO BARNABE-AKAYI (Par Cédric Moussavou)
- « Les orphelins » de BESSORA (Par Cédric Moussavou)
- « Noire précieuse » de ASYA DJOULAÏT (Par Cédric Moussavou)
- « Le grand frisson » de FRANKITO (Par Cédric Moussavou)




































