NOTE DE LECTURE – « La Maison des épices » de NAFISSATOU DIA DIOUF (Par Cédric Moussavou)

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 RÉSUMÉ  :
NAFISSATOU DIA DIOUFLa Maison des épices appelée aussi la grande maison est un fort du XVIIe siècle devenu par un des accidents de l’Histoire tour à tour une esclaverie et un comptoir à épices. Réhabilitée par une équipe de passionnés, c’est aujourd’hui un centre de soins d’un genre unique, posé dans un écrin de nature entre mer et savane, où viennent se reconstruire des blessés de la vie. C’est en tout cas la mission que se sont donnée médecins et guérisseurs qui se fondent sur des savoirs ancestraux pour redonner une âme à ces lieux et le goût de vivre aux pensionnaires.


 CEDRIC MOUSSAVOU  :
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est C%C3%A9dric-M.-01.gif.Cédric Moussavou appartient à cette famille rare de lecteurs pour qui la littérature n’est pas un simple territoire d’évasion, mais une manière d’habiter le monde. Chez lui, le livre n’est jamais un objet : c’est une présence, une conversation, parfois un combat. Lecteur insatiable — ainsi que le présente l’émission Les Lectures de Gangoueus où il intervient régulièrement — il avance dans les textes comme on avance dans une forêt dense, avec la patience de celui qui sait que chaque page peut ouvrir un sentier inattendu.
Son regard, précis et généreux, s’attarde volontiers sur les littératures africaines et diasporiques, dont il explore les voix, les fractures, les élans. Il lit pour comprendre, mais aussi pour relier : relier les œuvres entre elles, relier les auteurs à leurs héritages, relier les lecteurs à des imaginaires parfois tenus à distance. Dans ses chroniques, Cédric Moussavou ne cherche pas l’effet, encore moins la posture. Il cherche la justesse. Il parle des livres comme on parle d’un ami rencontré au détour d’un voyage : avec respect, avec curiosité, avec cette manière singulière de faire sentir que la littérature, lorsqu’elle est prise au sérieux, peut encore déplacer quelque chose en nous. Ainsi s’est-il imposé, discrètement mais sûrement, comme l’une des voix sensibles de la médiation littéraire francophone contemporaine — une voix qui lit pour éclairer, et éclaire parce qu’elle lit.

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