Fiston perd son père, noyé dans le fleuve Congo. Quelques jours plus tard, le corps réapparaît, sans tête. Lors de l’enterrement, Fiston ne supporte pas de voir les siens vénérer un cadavre décapité : il déshonore la dépouille, insulte sa famille, humilie ses belles-soeurs, urine sur les masques. Indignés, les notables le condamnent à prendre pour compagnie une tête de mort, qu’il prendra pour celle de son père, qu’il va perdre et devra retrouver. La Mise en Papa est un roman fou sur l’enfer congolais des années quatre-vingts et quatre-vingt-dix, sur la dictature et les guerres civiles. C’est aussi une déclaration d’amour au fleuve Congo et aux mille peuples de Brazzaville.
JOSS DOSZEN :
Joss Doszen est un conteur urbain, un écrivain auto-édité et un chroniqueur littéraire dont la voix singulière résonne dans les marges et les carrefours de la mondialisation. Dans l’émission Les Lectures de Gangoueus, il apporte une parole libre, poétique et profondément ancrée dans les réalités contemporaines des diasporas africaines. Joss Doszen se définit lui-même comme une illusion, un prétexte narratif, un pipeline d’histoires : celles des nouveaux Africains, ceux qui ont les pieds enracinés dans le continent et le cœur en errance entre les continents. Il ne se revendique pas écrivain au sens classique, mais plutôt passeur de récits, faiseur de phrases, tisseur de trajectoires. Son œuvre phare, Le clan Boboto, est un conte urbain qui explore les tensions familiales, les rêves brisés et les stratégies de survie dans un monde mondialisé. À travers ses chroniques, Joss Doszen interroge les identités fragmentées, les héritages invisibles et les silences qui façonnent les vies ordinaires. Dans l’émission, il intervient avec une parole dense, imagée, parfois provocante, toujours habitée. Il fait partie de ces voix qui ne cherchent pas à expliquer les textes, mais à les faire vibrer, à les faire entendre autrement. Un chroniqueur qui parle avec ses tripes, ses souvenirs et ses visions. Découverte :