NOTE DE LECTURE – « Perdre le corps » de THEO ANANISSOH (Par Ahmed Bah)

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RÉSUMÉ  :

Perdre le corps par Ananissoh« Il ne me quitte pas des yeux. Un instant, puis :
« Je vous propose d’aimer Minna à ma place. »
Il enchaîne sans laisser cette phrase pénétrer mon esprit. « Vous lui faites la cour comme par hasard et ainsi de suite. Je ne vous demande pas de l’épouser. Ce n’est pas mon affaire. Cela dépend aussi d’elle, bien entendu. Je vous demande juste, si je puis dire », il me montre deux doigts écartés, « deux années de liaison assidue avec elle; et vous recevrez cette maison en échange. » »
Jean Adodo, togolais, homme mûr qui revient de Suisse où il a vécu une trentaine d’années, propose donc au jeune Maxwell Sitti de séduire une certaine Minna contre rétribution conséquente. Agent immobilier, Maxwell peine à gagner sa vie dans une Lomé de magouilles et de vices, et il est prêt à refuser ce contrat insensé. Mais quand il rencontre la belle Minna dans le pressing où elle travaille, il tombe amoureux – éperdument.
Maxwell apprend peu à peu que Jean et Minna, en réalité, se connaissent à peine de vue… Mais alors, que signifie ce que Jean Adodo lui demande de faire, et si largement rémunéré ? Quelle intention se cache derrière cette mise en scène périlleuse ? Qui est Jean Adodo, au juste ?… Une bien étrange mission au fil de l’amour, de l’amitié, à corps perdu.



 AHMED BAH  :

Ahmed Bah, passionné de littérature africaine, est le créateur du site King kunta, une plateforme dédiée à la mise en lumière des écrivains du continent et de ses diasporas. À travers ce site, il explore les récits, les voix et les imaginaires qui façonnent la littérature africaine contemporaine, avec une attention particulière portée aux œuvres souvent marginalisées dans les circuits traditionnels. 
En parallèle, Ahmed Bah est également chroniqueur dans l’émission littéraire Les Lectures de Gangoueus, où il partage ses coups de cœur, ses analyses et ses réflexions sur les textes qu’il découvre. Son regard critique, nourri par une grande sensibilité et une connaissance fine des enjeux littéraires, en fait une voix précieuse dans le paysage francophone de la critique littéraire. 
Dans une interview audio, il évoque ses premières lectures marquantes, notamment Monsieur Saint Baly de William Sassine, qui a été un déclencheur de sa passion pour les lettres. Aujourd’hui, il est aussi actif sur Instagram, où il prolonge ses chroniques en images et en mots, créant des ponts entre les livres et les lecteurs. 
Un lecteur engagé, un passeur de textes, et un amoureux des mots : voilà ce qui définit Ahmed Bah.


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