NOTE DE LECTURE – « Les seins de l’amante » de TIMBA BEMA (Par Sonia Le Moigne-Euzenot)

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RÉSUMÉ  :

Résultat de recherche d'images pour "Les seins de l'amante deTimba Bema"Au commencement est le corps. À la fin peut-être, aussi… Le corps mémorise les douleurs, se plie et se déplie sous leurs assauts répétés. Dans le mystère de la génétique, il transmet aux autres corps ce poids insécable. Soudain, contre toute attente, il se met à p(r)o(ph)étiser des tunnels et des labyrinthes. Les seins de l’amante, comme un miroir, l’ont renvoyé à lui-même. Les promesses, nées dans le secret de la nuit, fleuriront-elles avec l’aube lumineuse ? Timba Bema se définit d’abord comme un artiste. C’est-à-dire un faiseur de sens pour soi et pour l’autre. Que serait la beauté, pense-t-il, sans ce supplément qu’est le sens ?



 SONIA LE MOIGNE-EUZENOT  :
 


Sonia Le Moigne‑Euzenot fait partie de ces voix discrètes mais essentielles qui donnent du souffle à la littérature africaine francophone. Chercheuse passionnée, lectrice attentive et passeuse infatigable, elle explore depuis des années les écritures du continent avec une curiosité vive et une exigence toujours bienveillante.

Formée à l’Université Paris‑Sorbonne, elle s’est très tôt intéressée aux relations intimes entre le texte et son lecteur, un chemin qui l’a menée à consacrer un ouvrage remarqué à Sony Labou Tansi, couronné d’une mention spéciale du Grand Prix d’Afrique Noire. Chez elle, la critique n’est jamais froide : elle observe, elle écoute, elle relie, elle éclaire.

Dans Les Lectures de Gangoueus, Sonia apporte une présence singulière : un regard précis, une parole posée, une sensibilité qui sait faire entendre la profondeur d’un roman comme la finesse d’une écriture. Ses interventions, toujours nourries et généreuses, offrent aux spectateurs un espace de réflexion, d’émotion et de découverte.

Au‑delà du plateau, elle soutient activement la circulation des œuvres, les initiatives littéraires et les projets qui donnent de la visibilité aux auteurs africains et afro‑diasporiques. Pour beaucoup, elle est devenue une complice de lecture, une voix qui accompagne, qui oriente, qui ouvre des portes.

Sonia Le Moigne‑Euzenot incarne cette conviction simple et forte : la littérature est un lieu de rencontre, et il suffit parfois d’un regard juste pour qu’un livre trouve son lecteur.


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