«Abbas avait mis au point un procédé pour repérer la plus belle femme dans une assemblée, une approche simple… C’est celle que toutes regardent… Rétrospectivement, je le reconnaissais bien là, il s’appuyait sur autrui pour parvenir à ses fins ; pour ma part, j’employais une technique plus rudimentaire où mon désir allait d’une fille à l’autre, mais avant cette phrase, comme toute proie, je ne sentis sa présence que lorsqu’il le décida, c’est-à-dire quand j’étais déjà mort.»Thomas Schoeller est un artiste-vidéaste, qui travaille à sa dernière installation ayant pour thème : «Les femmes dans la révolution de Jasmin».
Abbas Sidi Saïd est un riche collectionneur, fils de Nabil Sidi Saïd, despote et guide religieux d’un pays gagné à son tour par les révolutions arabes.
Abbas commande son portrait à Thomas Schoeller. De cette rencontre aux diaboliques péripéties, Mamadou Mahmoud N’Dongo nous offre avec Les corps intermédiaires un formidable roman, au confluent de l’histoire, du religieux, de la création artistique, où les passions deviennent obsessions.
ZACHARIE ACAFOU :
Zacharie Acafou est un enseignant, journaliste et critique littéraire ivoirien, dont la plume et la parole font vibrer les textes qu’il explore. Observateur attentif de la scène littéraire africaine francophone, il s’attache à révéler les dynamiques narratives, les enjeux mémoriels et les voix émergentes qui traversent les littératures du Sud. Dans l’émission Les Lectures de Gangoueus, il intervient avec rigueur et finesse, apportant un regard éclairé sur les œuvres discutées. Ses chroniques sont marquées par une grande exigence intellectuelle, mais aussi par une sensibilité à la langue, aux silences et aux non-dits des récits. Il aime interroger les textes dans leur rapport au réel, à l’histoire, et à la condition humaine. Dans une interview audio avec Gangoueus, il revient sur son parcours de lecteur adolescent, son entrée dans le journalisme culturel, et son engagement critique envers les littératures africaines. Il anime également certaines rencontres littéraires sur Sud Plateau TV, comme la discussion entre Christian Eboule et Solo Niaré, lors de La Journée RIVE NOIRE LITTERATURE où il fait dialoguer les mémoires coloniales et les imaginaires contemporains avec subtilité. Un chroniqueur exigeant, une voix posée, et un regard qui sait lire entre les lignes.